|
Le Festival Nuits
d’Afrique de Montréal se tiendra du 13 au 25 juillet prochain. Le
lead-vocal du Super Diamono sera le parrain de cette manifestation qui
réunira de grands noms de la scène musicale africaine.
Le chanteur sénégalais Omar Pène sera le parrain de l’édition
2010 du 24e Festival international Nuits d’Afrique qui se tient cette
année du 13 au 25 juillet, selon Rfi.fr. Le festival accueille pour
cette édition, plusieurs artistes du Québec et d’ailleurs, tous
styles musicaux confondus.
Mais le passage du leader du Super Diamono
au festival des Nuits d’Afrique, selon certaines sources, sera «une
rupture par rapport à la programmation de cette année pour laquelle
les organisateurs misent sur de jeunes producteurs».
Omar Pène qui a effectué à Montréal un récent séjour suite à
l’invitation de l’Association des étudiants sénégalais de Montréal,
aura l’occasion de reprendre Ndam, son dernier album, qui signifie
triomphe: «Le triomphe de la paix et du travail en Afrique comme dans
le reste du monde.» Un opus qui a révélé récemment aux mélomanes
le modernisme et l’engagement de cet artiste. Il n’avait d’ailleurs
pas manqué de le souligner lors de son dernier passage à Montréal.
«Il faut parler de notre quotidien pour éveiller les gens. C’est
vrai que je suis très préoccupé par la condition des Africains en
général. Je suis un panafricaniste convaincu. Je crois que l’Afrique
ne pourra s’en sortir qu’en s’unissant mais... il y a beaucoup
d’afro-pessimistes, vous savez. Quand on parle d’Afrique en Occident,
on parle de la pauvreté», avait osé clamer Omar Pène non sans ajouter
: «En cette décennie, plusieurs pays africains fêtent leur cinquantenaire.
Qu’en est-il ? On lutte encore contre la pauvreté. Ce qu’espère
l’Africain, c’est de se lever, manger ses trois repas quotidiens,
payer ses factures. Ce minimum pose encore problème. Je suis moderne
mais je suis conscient des écarts énormes que cause ce modernisme.
Je suis très engagé en ce sens. Je suis aux côtés du peuple. Et
je reste afro-optimiste.» Sûr qu’il remettra cela, au Festival Nuits
d’Afrique où nombreux de ses contemporains l’attendent.
Avec une douzaine de soirées qui mettent les musiques africaines, antillaises
et latino-américaines à l’honneur, les milliers de festivaliers
qui célèbrent l’Afrique sous la canicule montréalaise auront l’occasion
de découvrir à la fois la scène world locale et des invités venus
de loin pour proposer reggae, zouk, kompa, blues malien, soul, hip hop,
ska, séga, maloya, rythmes afro-cubains, guitares mandingues, afrobeat,
soukouss… «Aux concerts nocturnes en salle, s’ajoutent quatre journées
de festivités gratuites en plein air, pour le bonheur des familles»,
indique l’organisation qui précise par ailleurs qu’outre Omar Pène
(le guest star), il est attendu à Montréal, le groupe Konono (Rd Congo),
fondé il y a plus de trente ans.
Le passage de ce groupe congolais, très apprécié pour sa musique
de mélange de rythmes traditionnels, de rock expérimental et d’électro
acoustique constituera un grand moment d’attraction à l’instar
du concert d’ouverture qui sera donné par la chanteuse franco-marocaine
Hindi Zahra. Concert au cours duquel elle présentera sa musique inspirée
du traditionnel maghrébin, du blues malien et du folk ouest-africain.
Dans la série Rythmes au féminin, les festivaliers accueilleront l’Ivoirienne
Dobet Gnahoré, la Zimbabwéenne Chiwoniso et la chanteuse R’n’B
sud-africaine Nomfusi qui allie mélange de Lauryn Hill et de Miriam
Makeba. Il y aura aussi le groupe chevronné sierra léonais des Sierra
Leone’s Refugee All Stars composé d’authentiques victimes de la
guerre civile, et le Zimbabwéen Oliver Mtukudzi.
Après leur passage mémorable en 2009, le groupe Kassav, créateur
du zouk, revient cette année pour le spectacle de clôture officielle
du festival, le 25 juillet, au Métropolis. L’événement a pour but
de présenter chaque année le meilleur des musiques africaines, en
accordant une importance égale à la tradition et à la modernité.
Depuis 2008, les Nuits d’Afrique proposent aussi un volet entièrement
consacré aux femmes, qui connaît un franc succès. Outre Dobet Gnahoré
(Côte d’Ivoire), qui inaugure la série, le festival reçoit notamment
Chiwoniso (Zimbabwe) et Marianne Aya Omac (France).
Production Nuits d’Afrique, qui pilote l’événement, organise également
chaque printemps les Syli d’Or de la musique du monde, un concours
musical devant public et qui récompense trois artistes. Le festival
devient ainsi l’occasion d’écouter le savoir-faire des lauréats
de l’année, soit Kabakuwo (Or), Mayé (argent) et Dji Dji (bronze).
Par Gilles
Arsène TCHEDJI /(avec Rfi.fr)
|